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« La punaise de lit est un désastre pour la santé mentale » indiquait la députée des Bouches-du-Rhône Cathy Racon-Bouzon, dans le rapport qu’elle a remis à Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au logement, le 6 octobre 2020.
Avec 540 000 interventions de désinsectisation en 2019 (contre 200 000 en 2017) et 72 000 consultations médicales par an, la punaise de lit fait de plus en plus parler d’elle.

Un impact psychologique réel

Et malheureusement, une fois qu’elle s’est installée dans votre logement, la punaise de lit a un impact physique par les piqûres qu’elle provoque et leur lot de démangeaisons, mais également un impact psychologique trop souvent minimisé ou ignoré.
Sur les 72 000 consultations médicales relevées entre avril 2019 et mars 2020, pour une étude commandée par la Direction Générale de la Santé (étude réalisée auprès de 214 médecins généralistes du réseau Sentinelles), 39% des patients souffraient d’insomnies et indiquaient que l’infestation par les punaises de lit avait un impact sur leur vie professionnelle, familiale ou sociale.
Bien que la punaise de lit ne transmette aucune infection, elle pique durant la nuit et provoque des boutons, le plus souvent alignés, qui entraînent de fortes démangeaisons (semblables à celles d’une piqûre de moustique). Mais les effets psychologiques sont également nombreux : insomnie, anxiété, isolation sociale, fatigue et traumatismes.

 

Insomnie

Savoir qu’on est infecté par des punaises de lit fait toute la différence. Ainsi, Patrick P. a dormi 30 nuits durant le mois de juin 2020 dans son lit, infecté de punaises depuis mai 2020, en continuant de vivre normalement. Persuadé d’être régulièrement piqué par des moustiques avec la chaleur qu’il faisait à l’époque sur la capitale, ce parisien de 54 ans trouvait ça normal et n’est pas allé chercher plus loin quant aux piqûres qu’il avait sur les pieds, aux chevilles et sur les bras.
Ce n’est qu’en partant en vacances les deux premières semaines de juillet qu’il a constaté ne plus être piqué, à l’hôtel normand où il était descendu. De retour dans son logement parisien, les piqûres reprenaient dès la première nuit et là, agacé par ce retour soudain des démangeaisons, Patrick P. s’est renseigné sur les piqûres qu’il avait de nouveau sur les bras. Là, le verdict est tombé : ce sont des punaises de lit. Complètement ignorant par rapport à cet insecte mais étant désormais informé qu’il vivait à ses côtés, dans son lit et que contrairement au moustique, il ne volait pas, Patrick P. a commencé à scruter son matelas, son sommier, avec la lampe puissante de son téléphone portable, afin de découvrir cette maudite bestiole. Fini la sérénité et le sommeil récupérateur. Les insomnies commençaient parce que Patrick P. savait qu’elles étaient là.

 

Anxiété

Une anxiété financière

L’anxiété s’installe quand on commence à connaître son ennemi, parce qu’on sait qu’il va être difficile à éradiquer et qu’on risque de le déplacer à l’intérieur, comme à l’extérieur du logement, propageant ainsi l’infection. Patrick P. a commencé à se rendre dans des boutiques spécialisées, pour y acheter des produits à utiliser lui-même et notamment des fumigènes, sans succès. Les premières dépenses tombent puis vient le moment où l’on décide de faire appel à un professionnel, notre « victime » Patrick a déboursé 650 euros pour une désinsectisation en 3 passages, 600 euros pour un nettoyeur-vapeur afin de tuer les punaises également de son côté et enfin : 250 euros pour une détection canine de punaises de lit. Un budget de 1 500 euros au total, soit une dépense imprévue que tout le monde ne peut pas se permettre et qui forcément, engendre de l’inquiétude.

Anxiété liée au déplacement

En plus de la partie financière, il faut gérer un strict protocole lorsque vous êtes infectés par des punaises de lit, afin d’éviter de les déplacer dans votre appartement, ou à l’extérieur, ce qui rajoute à votre anxiété globale. Laver le linge à 60° et plus, le placer dans des sacs poubelles, trier, aspirer, nettoyer, ranger, jeter, autant d’opérations génératrices d’inquiétude, avec la peur d’apporter des punaises au travail, chez des amis, la famille, ou de les déplacer vers un autre point de la maison.

 

Isolation sociale

Isolation extérieure

Avoir des punaises de lit est presque une honte aujourd’hui, alors que leur présence n’a aucun lien avec l’hygiène de vie de l’infecté. Cela peut arriver à n’importe qui, n’importe où. Il n’empêche que la population ne connaît pas ce problème et pour ceux qui le connaissent il arrive alors, que vous soyez pris pour un « pestiféré ». Un problème que Patrick.P a connu au début de son infestation, quand il eut s’agit de se faire héberger chez des amis, le temps que des professionnels viennent désinsectiser son logement et où il essuya un refus. « On ne préfère pas que tu viennes dormir à la maison, les punaises de lit, c’est vraiment trop galère ! »
Sans parler des réactions de parents d’élèves, des voisins, collègues ou même la famille qui pour certains, préfèrent vous oublier quelques temps. Sabrina, une jeune maman d’un enfant de 10 ans, a même entendu son fils lui dire que, alors qu’il était interrogé par une professeure au tableau, l’enseignante lui avait demandé de rester à distance sachant qu’il y avait des punaises de lit chez l’élève.
Des réactions « naturelles » pour certains mais qui confirment l’enfermement social dans lequel peuvent nous emmener les punaises de lit.

Isolation personnelle

La plupart des personnes infectées par des punaises de lit se renferment consciemment ou inconsciemment de leur environnement habituel ; limite ou arrêt des déplacements chez les amis, la famille, fin des invitations à la maison par crainte de contaminer les invités deviennent le quotidien. Il est d’ailleurs important de rappeler qu’en période d’infestation, évitez de vous enfermer et sortez pour vous aérer et vous changer les idées, ce qui n’est certes pas évident en ces périodes de confinement à répétition, mais ô combien important.

 

La fatigue

Laver, ranger, jeter, trier, nettoyer l’aspirateur (et jeter le sac après chaque aspiration) après chaque utilisation, scruter, sans oublier l’anxiété et les insomnies amènent indubitablement à une fatigue qui s’installe insidieusement. C’est la raison pour laquelle il est important de pouvoir dégager des zones de sommeil où vous pourrez dormir sans être piqué, à votre domicile et quand cela est possible. En cas de grosse infestation, la tâche est plus complexe.
Patrick P. lui, a eu la chance de n’avoir que deux zones d’infestation : sa chambre et un canapé de son salon où il avait transporté une punaise. À noter qu’il est important de savoir où se situent les nids de punaises dans votre habitation et pour cela la détection canine est un sacré plus, qui vous permettra de cibler les traitements (chimiques ou mécaniques). Après son infestation et deux détections canines, dont la dernière a confirmé l’absence de punaises de lit chez lui, Patrick P. est plus serein, mais toujours sous le coup d’une immense fatigue et sous traitement à base d’anti-dépresseur, un état qu’il était loin d’imaginer au début de son infestation.

 

Le traumatisme

Pour les personnes qui ont connu une infestation de punaises de lit, il y a un avant et un après. Une fois touché, on constate à quelle point la vie était simple avant d’avoir été envahi par ces insectes pénibles. Une fois l’infestation éradiquée, on n’y croit vraiment pas à 100% mais plus le temps passe, et plus une vie normale revient, non sans conserver des séquelles qui, pour certains, peuvent perdurer sur plusieurs années.
Apparition de TOC
Ainsi, parmi les différents traumatismes occasionnés, on peut compter certains TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) comme le fait d’allumer en grand la lumière dans chaque pièce traversée (les punaises n’aiment pas la lumière), marcher loin des murs dans la rue (surtout à Paris, où les murs des immeubles reçoivent régulièrement des matelas infectés de punaises et jetés sans emballage), changer de trottoir à la vue d’un matelas ou d’un sommier jeté à la hâte, scruter plusieurs fois son matelas et son sommier avant de se coucher, ne plus s’assoir dans le métro ou le bus, se laver les mains sans arrêt, regarder à plusieurs reprises la semelle de ses chaussures dès qu’on sort à l’extérieur, dormir avec des chaussettes chaque nuit ou passer son corps à la loupe.

 

Démangeaisons

Certaines personnes continuent d’avoir l’impression que des insectes se promènent sur leur peau et ressentent même des piqûres, alors que leur habitation est exempte de punaises de lit. C’est un effet que vous pouvez ressentir après, ou pendant une infection, alors que tout se passe dans votre tête.
Certains vont même jusqu’à ingérer des médicaments qui seraient (cela reste à prouver) néfastes aux punaises de lit. Un procédé à bannir puisqu’il peut avoir de sérieux effets secondaires sur votre santé.

 

Changements de comportement

Par ailleurs, le fait d’avoir eu des punaises de lit peut modifier certains comportements, d’achat notamment. C’est le cas d’isabelle H, qui adorait faire les brocantes et chiner. Elle ne jure plus aujourd’hui que par le neuf (on peut trouver des punaises de lit dans du mobilier ou des vêtements d’occasion).
D’autres adoptent de nouveaux comportements lorsqu’ils vont à l’hôtel, en scrutant leur chambre avant de s’y installer, en rangeant leur valise dans la salle de bains (les punaises n’aiment ni les surfaces lisses, ni les pièces d’eau) et en lavant tout leur linge à 60° au retour de leurs vacances. Certains font l’acquisition d’un grand congélateur pour y placer leurs objets au retour d’une « zone à risque ».
L’impact psychologique des punaises de lit est réel et n’est pas à négliger chez la personne infectée. Certains y porteront peu d’attention mais la grande majorité est touchée. Face à ce constat confirmé par la DGS (Direction Générale de la Santé) et au rapport remis par la députée Cathy Racon-Bouzon le 6 octobre 2020, les choses avancent dans le bon sens, tant au niveau de la coordination des intervenants (entomologistes/sociétés de désinsectisation), financier (avec une prise en charge des traitements par le bailleur) et médical.

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Organisme professionnel en charge de promouvoir les compétences professionnelles et de proposer des formations adaptées. Il a également pour mission de représenter la profession auprès des instances gouvernementales. Acteur majeur dans la lutte contre la punaise de lit, La CS3D a signée un partenariat avec le ministère de la cohésion sociale dans le cadre d'un plan de lutte contre cet insecte.